WASHINGTON/NEW YORK, 14 décembre (Reuters) - T-Mobile US TMUS.O et Sprint S.N attendent un feu vert à leur fusion par le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) dès le début de la semaine prochaine après que leurs maisons mères respectives ont dit envisager de limiter l'utilisation des équipements du chinois de Huawei Technologies HWT.UL , apprend-on de sources proches du dossier. L'administration Trump fait pression sur Deutsche Telekom DTEGn.DE , maison mère de T-Mobile, pour qu'elle arrête d'utiliser les équipements de Huawei, selon les sources. Les dirigeants américains ont informé leurs alliés que Huawei était à la solde du gouvernement chinois et que ses équipements de réseau pouvait receler des "portes dérobées" susceptibles d'être ouvertes à des fins de cyberespionnage. Ces pressions sur les opérateurs télécoms s'inscrivent dans le cadre de l'enquête de sécurité nationale sur le rachat par T-Mobile de son concurrent américain Sprint pour 26 milliards de dollars (23 milliards d'euros), précisent les sources. Le CFIUS mène une enquête de sécurité nationale sur l'opération Sprint, annoncée en avril. Les négociations entre les deux sociétés et le comité gouvernemental n'ont pas encore abouti et un accord n'est pas garanti, préviennent les sources. Comme tous les grands opérateurs mobiles américains, T-Mobile et Sprint n'utilisent pas d'équipements Huawei mais leurs maisons mères en utilisent certains en dehors des Etats-Unis. Le japonais SoftBank Group 9984.T , maison mère de Sprint, a l'intention de remplacer ses équipements de réseau 4G de Huawei par du matériel Nokia NOKIA.HE et Ericsson ERICb.ST , a rapport jeudi le journal Nikkei, sans citer ses sources. Deutsche Telekom, premier opérateur en Europe, a annoncé vendredi qu'il allait revoir sa stratégie en matière de fournisseurs en Allemagne et sur d'autres marchés européens, vu le débat sur la sécurité des réseaux chinois. Huawei dit que ces craintes sur la sécurité sont infondées. Les tensions ont été aggravées par l'arrestation de la directrice financière de Huawei au Canada à la demande des Etats-Unis. Sprint, T-Mobile, Deutsche Telekom, SoftBank et le CFIUS ont refusé de commenter ces informations. Le département de la Justice et le Commission fédérale des Communications doivent aussi approuver le projet. T-Mobile a dit qu'il pensait boucler l'opération au premier semestre 2019. (Diane Bartz, Liana B. Baker et Greg Roumeliotis, Juliette Rouillon pour le service français)
Huawei/T-Mobile et Sprint attendent l'aval du CFIUS -sources
information fournie par Reuters 14/12/2018 à 23:37
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